L’eau, toute une histoire !
L’eau, nous lui devons tout ce vit sur cette planète. Nous ne pouvons pas exister sans sa présence. Elle irrigue la terre qui accueille notre agriculture. Elle hydrate les hommes et les animaux. Cette ressource naturelle nous est autant essentielle que le soleil. Nous devons donc plus que jamais la préserver. Si nous connaissons aujourd’hui l’eau qui coule au robinet, il n’en fut pas toujours ainsi.
L’évolution de la consommation d’eau a considérablement évolué. Jusqu’au XIX siècle, l’eau ne se trouvait qu’aux fontaines. Il fallait la transporter à l’aide de seaux. D’ailleurs, le porteur de seaux était un métier courant à Paris dans le milieu du 19 ième siècle. On en comptait alors environ 2 000 à Paris. On utilisait à cette époque l’eau de la Seine dont la qualité laissait à désirer. Des épidémies n’étaient pas rares et très meurtrières. En 1832, 20 000 personnes ont été emportées par le choléra.
C’est en 1850, qu’un vaste projet d’assainissement du système d’eau a été lancé. La distribution était très rare dans les foyers. Les premières sociétés de distribution sont nées en 1853. La première fut la Compagnie Générale des Eaux. Dès 1850, 400 km égouts ont été construits. Les travaux ont duré jusqu’en 1871. L’évacuation des eaux usées est devenue une obligation en 1884 à Paris.
Grâce aux découvertes de Pasteur en 1881, il a été découvert la notion de microbes. L’eau distribuée n’est donc pas encore à 100% propre à la consommation. Pasteur soulignait que les citoyen ingéraient par l’eau 90% des maladies existantes à cette époque. Cette découverte a permis de faire évoluer le filtrage de l’eau. En 1900, des tests microbiens sont rendus obligatoires. A cette époque, les foyers utilisaient de 15 à 20 litres d’eau par jour et par personne.
Dès 1930, un quart des grandes villes en France ont été équipées d’un réseau de distribution à domicile. A la campagne le système ne suivait pas puisqu’en 1945, 70% des petits villages n’avaient pas de réseaux. En 1960, seulement 12% de foyers étaient reliés aux égouts. Ce n’est qu’en 1980 que l’ensemble du territoire a été équipé. Cela paraît presque incroyable d’entendre ceci de nos jours. En 2006, toutes les communes de plus de 2000 habitants ont du se raccorder une station d’épuration.
Quand en 1900, il fallait 15 à 20 litres d’eau par personne par jour, il faut aujourd’hui de 150 à 200 litres. Il est clair qu’en 1900 la baignoire n’était qu’une bassine de 3 litres. Prendre une douche demande de 20 à 40 litres, un bain consomme de 100 à 150 litres. Le lave linge utilise de 40 à 80 litres par lavage. Un robinet laissé ouvert consomme jusqu’à 15 litres par minutes.
Lorsque l’on comprend que notre terre contient 72% d’eau de mer et qu’en fait nous ne disposons que de 0,3 à 1% d’eau consommable, on doit donc mesurer l’impact de chaque acte de notre vie. Certes, la crise économique nous dicte une certaine conduite pour réaliser des économies mais il faut aussi penser à demain pour les générations futures. Il faut modifier notre comportement face à la diminution des ressources naturelles et notamment l’eau.
Installer un économiseur d’eau sur un pommeau de douche dans la salle de bains coûte environ 30 Euros. Cette installation permet une consommation divisée par deux. Un économiseur d’eau sur chaque robinet revient à environ 8 Euros pièce. La consommation diminue jusqu’à 50%. Ensuite, Mettre en place un système de chasse d’eau à deux débits pour les toilettes est encore une source d’économie. Rien ne sert de faire la vaisselle à la main, on dépense plus d’eau qu’avec un lave vaisselle. Chaque modification de comportement est un geste pour la planète.
Faire des économies, préserver l’eau qui est précieuse mais vous pourriez passer outre ces mises en garde et ne penser qu’à l’instant présent. Mais il faut savoir que la croissance de la population mondiale et la diminution de cette ressource naturelle pourrait engendrer des conflits. Dans une trentaine d’années, la moitié des habitants du monde pourrait manquer d’eau. Elle est inégalement répartie sur la planète. Si la consommation et la gestion sont maîtrisées, il est possible de mieux gérer les problèmes dans le futur.
Une forte hausse démographique annonce une augmentation de l’agriculture, de la production industrielle. La consommation d’eau sera aussi en hausse. Si la demande dépasse ce que la nature peut fournir, l’équilibre sera rompu. L’eau doit donc être rationnée. Une option pourrait être utile dans le pire des scénarios. Le dessalement coûterait cher mais serait dans les pays industrialisés une possibilité pour l’industrie et l’eau potable. Ceci n’est pas envisageable dans les pays les plus pauvres. Le droit à l’eau est pourtant universel. La maîtrise est plus que jamais un message pour l’avenir. Son utilisation dans les domaines industriels, agricoles demandent une nouvelle gestion.
L’eau est une ressource naturelle rare qui demande une attention particulière. Aujourd’hui, la prise de conscience germe dans l’esprit de chacun. Il faudra du bon sens, de l’intelligence, une augmentation du prix de l’eau, un partage plus équitable de cette ressource. L’eau contrairement au pétrole est une ressource renouvelable si on y prête attention à temps.

