Les médicaments anti-douleur de type Di-Antalvic vont être retirés des pharmacies françaises
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a annoncé ce jeudi 25 juin le retrait progressif d’anti-douleur comme le Di-Antalvic présents dans les pharmacies françaises. Cette décision fait suite à une recommandation faite à la France par l’Agence européenne d’évaluation des médicaments (EMEA). En effet cet organisme estime que l’association de molécules présentes dans ce médicaments est dangereuse et peut même dans certains cas s’avérer mortelle. Des études menées en Suède et en Grande-Bretagne ont ainsi révélé un nombre anormal de décès par sur-dosage volontaire ou accidentel. En conséquence, cette association de molécule s’est vue interdite sur les sols de nos voisins européens depuis plus de cinq ans.
Les médicaments concernés par ce retrait sont tous des anti-douleur associant paracétamol et dextropropoxyphène (DXP) comme par exemple le Di-Antalvic qui reste le plus prescrit. Ces produits ne sont délivrés que sur ordonnance en cas de douleurs ne pouvant être soulagées par des traitements habituels comme l’aspirine ou l’ibuprofène. Ce qui s’avère dangereux dans ce médicament c’est le dextropropoxyphène. Cet opiacé faible peut s’accumuler dans l’organisme et provoquer une intoxication chez les personnes âgées ou chez les patients souffrant d’insuffisance rénale. Un sur-dosage de ce médicament peut également s’avérer mortel. Si en France seulement sept décès par an ont été recensé par le centre anti-poison les chiffres donnés par la Grande-Bretagne ou la Suède sont bien plus alarmants. La Grande-Bretagne dénombre ainsi près de 400 intoxications à ce médicament par an. Quand à la Suède sur une population de 9 millions d’habitants 200 décès sont directement imputés à cette association de molécules. Le plus souvent il s’agit de suicide ou encore d’un sur-dosage accidentel.
Ce retrait des officines françaises peut sembler quelque peu tardif par rapport à nos voisins de l’union européenne. Jusqu’alors l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé n’a en effet pas estimé utile de prendre le même type de mesures. La raison en est la spécificité dont faisait l’objet ce type de médicaments sur le territoire français. Concrètement le conditionnement et les conditions de délivrance n’étaient pas les mêmes que ce qui était appliqué en Angleterre par exemple. Ces différences expliquent probablement le nombre de décès inférieur dans notre pays. Pour toutes ces raisons le retrait des anti-douleur du marché sera progressif. En premier lieu les professionnels de la santé ne prescriront plus les médicaments contenant du dextropropoxyphène. Une année est donnée aux médecins pour trouver un traitement alternatif. Ensuite viendra l’abandon définitif de la molécule en question. Pour les personnes actuellement traitées il est recommandé de contacter leur médecin dans le cadre par exemple d’un renouvellement d’ordonnance afin de reconsidéré les dosages du traitement.
Les Français s’avèrent être les plus gros consommateurs européens de ces anti-douleur. A lui seul notre pays représente en effet près de 95% de la consommation européenne. Si la France émet un jugement différent sur la nocivité du dextropropoxyphène il n’en demeure pas moins que le principe de précaution s’applique là pleinement. Un problème reste néanmoins posé, celui du traitement alternatif. Aucune autre molécule équivalente n’existe encore à ce jour et l’Afssaps réfléchit dans le même temps à la possibilité de pouvoir autoriser un accès encadré à la prescription pour les personnes dont les souffrances ne peuvent être soulagées autrement. Toutes les décisions prises vis-à-vis de ces médicaments ne seront de toute manière pas prises à la légères. La notion de bénéfice par rapport au risque de décès prévalant sur toutes les autres.
Articles les plus recommandés
- Soyez strass ! décorez vos portables et objets préférés avec www.bestrass.com




(5,00 out of 5) - Apple offre une titre iTunes gratuit par jour pendant 12 jours




(5,00 out of 5) - Le groupe Auchan lance le tout premier hypermarché hard discount en France




(5,00 out of 5) - Microsoft diffusera une version de Windows 7 le 30 avril




(5,00 out of 5) - La société de coffrets cadeau Magic Day en difficulté




(5,00 out of 5) - Orange : arrivée des bonus Mobicartes




(5,00 out of 5) - La série des iPhone / iPod défectueux continue




(5,00 out of 5) - Recycler son téléphone




(5,00 out of 5) - Des décors pour customiser les meubles IKEA™ et autres.




(5,00 out of 5) - Biosense literie, pour un sommeil au naturel !




(5,00 out of 5)



