Le hard discount attire toujours plus de consommateurs
L’étude annuelle publiée par le TNS Worldpanel démontre une fois de plus l’intérêt croissant des consommateurs français pour le hard discount. Depuis son lancement en 1988 sur le territoire français ce type de distribution à moindre coût ne cesse de progresser et semble gagner chaque jour un peu plus de clientèle. Les derniers chiffres communiqués par les groupes Carrefour et Casino sur leurs branches discount laissaient déjà présager la montée en puissance de ce mode de consommation. Cette étude de sondage effectuée auprès d’un panel de 20 000 foyers français analyse plus précisément comment et pourquoi les comportements d’achats évoluent.
Les chiffres d’affaires révélés en 2008 par Ed et Leader Price avaient déjà donné le ton sur la bonne santé du hard discount en France. Avec des hausses respectives de 1,8% et de 2,7% sur un an ces deux magasins commencent à gagner du terrain sur la grande distribution classique. Ce sondage portant sur toutes les enseignes discount révèle que la part de marché de ces dernières atteignent les 14,3% en 2008 contre 13,6% en 2007. Dans le détails, Lidl conforte sa place de numéro un avec près de 4,8% de part de marché soit une augmentation de 0,4% par rapport à l’année dernière. Ces bons résultats propulsent la chaîne allemande à la septième place au rang des enseignes alimentaires françaises.
L’intérêt du consommateur français pour le hard discount étant indéniable il apparaît également au vu de cette étude qu’il n’est pas si facile de le fidéliser et de le pousser à consommer. Si 72% des foyers interrogés fréquentent les enseignes à bas prix seulement 20.6% y consacrent leurs dépenses. Tout l’enjeu repose donc sur les produits proposés au client. Lidl qui fût le premier à introduire de grandes marques dans ses rayons profite aujourd’hui de sa stratégie qui s’avère payante. Sur la totalité de la croissance du chiffre d’affaire l’enseigne en impute 44% au référencement des marques nationales dans ses rayons. L’impact de ces produits sur le consommateur est tel que d’autres distributeurs comme Ed ou Netto suivent la même politique dans leurs supermarchés. D’autres comme Aldi par exemple ne font pas grand cas de ce manque de fidélité et continuent de proposer un minimum de choix au meilleur prix à leurs clients. Cette orientation inchangée depuis ses débuts permet à cette enseigne d’avoir une progression constante dans tous les pays où elle est implantée.
A la lecture de ces chiffres on comprend la mesure du chemin parcouru par le hard discount depuis sa création. Visant en premier lieux les ménages à revenus très modestes le secteur a su également attirer d’autres couches de catégories sociales. Ces données portant sur l’année 2008 il n’est pas difficile d’imaginer l’importance que peut prendre le discount en ces temps de crise. Avec les fins de mois qui deviennent de plus en plus difficiles pour un nombre toujours plus important de ménages français, ce mode de consommation n’en a pas fini de progresser. Le nombre des implantations de hard discount en France qui avait déjà augmenté de 10% en 2008 devrait croître d’autant en 2009.
Source : Les Echos

