Radars : faille dans le système ?
Quel automobiliste ne les a pas maudits sur sa route ? Les radars automatiques nous accompagnent partout. Ils font le bonheur de l’Etat qui en 2008 a reçu une recette fiscale de 447 millions d’Euros. Il est espéré plus de 500 millions en 2009. Nous allons tenter de comprendre ce secteur qui ne connaît pas la crise. Le réseau compte plus de 1600 radars fixes et 900 mobiles.
Si l’Etat récupère des deniers, il n’est pas le seul à engranger des bénéfices. L’organisation du réseaux de radars a été confiée à des sociétés privées. La société Sagem est le fabriquant des radars. Atos Worldine s’occupe de l’informatique et enfin, la Poste gère les courriers envoyés aux contrevenants.
La société Sagem est associée à l’Etat pour le contrat de la confection, de la mise en place et de la maintenance des radars depuis 2003. La gestion des amendes a été confiée à Atos Worldine à Rennes au Centre National de Traitement. Puis la gestion de l’envoi des courriers est gérée par une filiale de la Poste, Asphéria.
En 2008, Pas moins de 8 millions de contraventions ont été dressées. Le système des radars routiers est soumis très souvent à des contestations. Cette fois fois, il semble qu’une faille soit belle et bien découverte. Selon l’association «40 millions d’automobilistes» la légalité des PV pourrait être remise en cause.
Le système a été mis en place par la société Sagem sur l’ensemble du pays. Il s’avère que dans un deuxième temps, la dite société vérifie les appareils. Ceci est formellement interdit par l’article 37 de l’arrêté du 31/12/2001. Ils devraient être examinés une fois par an par une structure impartiale. Le texte est très clair. «L’organisme, son responsable, et son personnel chargé de travaux d’évaluation de la conformité ne peut pas être le concepteur, le fabricant, le fournisseur, l’installateur, le réparateur ou l’utilisateur des instruments de mesure qu’ils inspectent, ni le mandataire d’aucun d’entre eux.
Plusieurs procédures sont en cours pour annuler des poursuites engagées contre les automobilistes. Ceci risque donc de coûter cher aussi bien à chaque partie prenante.

