Le G20 : s’accorder pour trouver des solutions
Le G20 s’ouvre à Londres le 2 avril sur fond de crise économique. Les Etats-Unis, l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, la France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni,la Russie, la Turquie et enfin l’Union européenne y participeront.
Le G20 est né d’une précédente crise économique à l’initiative du G7 en 1999. Les plus grandes puissances mondiales avaient donc mis l’accent sur la mise en commun des intérêts du monde en incluant les pays émergents dans l’organisation. Cette participation permet l’harmonisation des tensions, une résolution plus aisée des problèmes économiques et politiques de part le monde.
Avant de commencer, il faut accorder les violons sur une vision divergente entre les Etats Unis et l’Europe. Les américains cherchent une accélération rapide de la croissance et l’Europe une stabilisation du monde financier. Il est certain que les méthodes diffèrent, il faudra donc se mettre d’accord sur une stratégie commune. La donne sera t-elle tout à fait différente avec l’arrivée pour la première fois sur le sol européen du président américain, Barack Obama ?
Il sera donc question de relance. Il faudra tant de SI pour voir l’économie redémarrer que si on ne peut pas afficher un optimisme insolent. Il faut espérer et repartir dans le bon sens dans tous les sens du terme. Le monde économique ne tourne plus. Pour une nette reprise, il faut réunir de nombreux facteurs. Les banques ont été sauvées dans les 4 coins du globe, il faut aujourd’hui qu’elles travaillent avec les entreprises qui ont besoin d’aide pour passer le cap. Les grands patrons devront revoir leur copie concernant les gratifications. Si les bons résultats sont affichés, un prime conséquente peut être prévue mais dans le cas contraire, pas de récompense comme pour les employés. Il faut en même temps une vraie relance de la consommation qui fait défaut dans tous les pays.
Les gouvernements de plusieurs pays ont mis en place des plans de relance. Les effets ne seront pas connus à court terme. Dans un élan commun, la France et l’Allemagne cherchent à mener les pays nommés «paradis fiscaux» à plus de transparence. Il est à espérer une réglementation à terme. Le G20 doit aussi augmenter les ressources du FMI (fonds monétaire international). Pour l’Europe, ceci se traduit par une participation de 100 milliards.
L’heure est grave mais il faut espérer des accords. Il est certain que ce rendez-vous est primordial pour envisager une mutation de ce monde qui pendant un trop grand nombre d’années s’est perdu dans les excès financiers. Si une dose de régularisation vient à surgir de ce sommet, une partie de la bataille sera gagnée. Il faudra cependant aussi comme le souligne Barak Obama, le président américain, une accélération de la vie économique. Il faudra donc de multiples efforts pour relancer la consommation. La bonne santé de celle-ci en dépend directement. Il est certain que le G20 doit trouver le juste équilibre.

