Confirmation d’une forte récession en 2009
Le mot fait si peur que l’on a du mal à le prononcer. Il n’a pas été utilisé alors que la crise économique et financière ont fait rage en 2008.
Depuis plusieurs mois, on évoque une croissance ralentie ou même négative. Mais elle est pourtant là même si l’expression ne semblait pas politiquement correcte. En 1929, on appelait ceci la dépression. Si l’expression a changé, le résultat est le même. Il va falloir faire face à la pire situation de récession depuis 1945. Il appartiendra donc au ministre de l’économie, Christine Lagarde, mercredi 5 mars, de dévoiler le projet de loi des finances rectificative pour 2009, en Conseil des ministres. Il faut donc inclure la baisse du PIB, (Produit Intérieur Brut). Il atteindrait 1 voir 1,5 %. Le déficit n’a jamais été aussi important depuis 1945. Il devrait atteindre 100 milliards d’euros, la France devrait atteindre un chiffre interdit par Bruxelles, approximativement 5%. L’UNEDIC annonce aussi des chiffres alarmants concernant le chômage. Au moins 300 000 emplois devraient être détruits courant 2009. Le chiffre de janvier avec une augmentation historique de 90 200 demandeurs d’emploi laisse penser que la tendance ne va pas s’améliorer tout de suite. La consommation des ménages a bien résisté à la crise économique grâce à une faible inflation. Elle devrait être contenue à 0,4% en 2009. Il n’est pas prévu d’embellie avant la fin 2010.

