La taxe nutritionnelle dans nos assiettes
Dans la morosité ambiante, une nouvelle taxe pourrait voir le jour bientôt. Après le retrait d’une journée de congé en faveur des personnes âgées suite à la canicule de l’année 2003, puis l’éco-taxe sur les produits électroménagers, voici qu’il serait possible de voir appliquer bientôt la taxe nutritionnelle. Il est intéressant de savoir qu’elle vient mal à propos dans un contexte économique très difficile pour les consommateurs. Continuer de taxer ne va t-il pas encore fragiliser encore plus les personnes les plus modestes ?
Les problèmes d’obésité inquiète l’assurance maladie à tel point que le gouvernement envisage une nouvelle taxe sur les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Un texte a été remis par l’Inspection générale des Affaires Sociales (Igas) et l’Inspection Générale des Finances (IGF), au ministre du Budget, Eric Woerth, et à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot”. Il met l’accent sur les problèmes de santé que peuvent provoquer la consommation de certains aliments. Les déséquilibres alimentaires provoquent des maladies telles que le diabète, des cancers mais aussi des troubles cardio-vasculaires.
La restauration rapide et certains produits comme les sodas, les pizzas, hamburgers notamment dans les supermarchés pourraient voir leur TVA passer de 5,5% à 19,6% . Mais une autre possibilité pourrait être appliquée, le droit d’accise qui est un droit d’acheter un produit qui comporte une taxe à la consommation comme l’alcool par exemple. Cependant, il semble que celle-ci ne soit pas encore appliquée immédiatement, les indicateurs économiques annoncent déjà des hausses de prix dès la rentrée. Même si cette action fiscale est présentée comme une mesure de financement de l’assurance-maladie, le contexte ne se prête guère aux mesures impopulaires.
Le consommateur est en droit de se poser des questions. L’industrie alimentaire utilisent toujours plus de produits gras, sucrés ou salés pour augmenter leurs marges sur les produits transformés. Ceci est une certitude. Ne serait-il pas logique de s’attaquer à la source de ce problème, soit règlementer les ingrédients contenus dans les produits afin qu’ils soient plus sains pour la santé ? Il est assez simple de jouer sur les consciences et de faire payer le prix au consommateur.
La décision de réduire la TVA dans la restauration a encore été repoussée par l’Union Européenne. Les fruits et légumes sont très chers cet été. Bien se nourrir devient donc un casse tête. Quelle est la solution pour le consommateur ? Il lui faut vite changer d’attitude et éviter les produits alimentaires à risques. Il faut se remettre à tout faire soi même. Le problème de notre société est aussi d’être un peu fainéant et mettre facilement au four une pizza ou un burger sans réfléchir aux conséquences. Il est temps de se réveiller et de penser autrement.

