Si la baisse du pouvoir d’achat faisait réfléchir
Le pire ennemi du consommateur en cette période d’instabilité économique est le doute. Mais n’est-il pas justifié ? Les chiffres viennent de tomber : les prix ont augmenté de plus de 3% sur un an et les salaires de 2,7%. La hausse du coût de la vie vient d’annuler tous les gains de pouvoir d’achat.
Le gouvernement vient d’annoncer une seconde hausse du SMIC de 0,9% dès le 1 juillet 2008. Il sera donc porté à 8,71 Euros afin de limiter les dégâts de l’inflation. 900 000 personnes sont concernées par cette mesure. Mais il n’est ici question que du revenu minimum et pas de l’ensemble des salaires.
L’économie française prend donc encore un sérieux revers. Une inflation de près de 3% est à redouter. On peut s’interroger sur des solutions car 2008 est très certainement l’année la plus noire depuis plus de 15 ans. Il va falloir plus que jamais adopter un comportement différent face à cette situation économique. Si la solution n’était pas celle qu’on croit ?
La flambée du prix du baril de pétrole sème le trouble depuis ce début d’année. Beaucoup de questions restent entières. Pourtant les causes de la crise pétrolière sont assez simples à comprendre. La demande mondiale s’est accrue soudainement notamment par les pays en voie de développement. La production de l’OPEP n’a pas augmenté. L’offre est donc inférieure à la demande. Plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte dans ce choc pétrolier. La situation géopolitque explosive au Moyen Orient (guerre en Irak et attentats en Arabie Saoudite), mais aussi la spéculation.
La crise céréalière est facilement explicable par l’explosion de la demande dans les pays émergents. L’accroissement du développement de ces pays crée un déséquilibre dans l’économie mondiale. Depuis 10 ans les jachères ont été subventionnées par la PAC en Europe et notamment en France. Il ne faut pas s’étonner de ce qui se passe actuellement. Aucune politique de prévention n’a été mise en place. D’autres critères sont à rajouter à la situation économique, le développement des biocarburants et les différentes sécheresses mondiales. La spéculation est aussi un facteur aggravant.
Dans notre société de consommation peut-on accepter la possibilité cet état de fait et se diriger vers une autre façon de gérer son budget ? Tous les signes sont rassemblés pour amorcer un virage vers un comportement plus responsable. Les achats dans les hypers et supermarchés ne cessent de reculer passant de 0,6% en janvier dernier pour atteindre 4,1% en avril.
L’année 2008 ne sera pas faste pour les géants de la consommation, le monde change. Le consommateur prend conscience de la réalité économique. Il adapte sa solution afin de gérer son budget. Les supermarchés créent des besoins artificiels. Les dépenses superflues sont bien souvent génératrices de pollution. Alors, une réflexion s’impose, le slogan de Monsieur Sarkozy : « Travailler plus pour gagner plus » ou dépenser plus ?

