Le Bio en question
Il s’invite sur le marché de l’alimentation sans que le consommateur sache exactement ce qu’est le Bio. Il est repérable bien sur par cette étiquette verte et blanche “AB”. Un autre critère vient le différencier des autres produits, son prix, toujours est toujours plus élevé. serait-il plus sain de consommer Bio ? Les normes et contrôles justifient-ils cet écart de prix.
«Le monde Bio» utilise un mode de culture ou d’élevage particulier afin de répondre à des normes drastiques. Pour les cultures, des terrains cultivables sont obligatoirement isolés avec aucune possibilité d’être en contact avec des cultures traditionnelles. Le changement de mode de culture est très réglementé, soit deux ans avant ensemencement des cultures annuelles mais en plus trois ans avant récoltes des cultures pérennes. De plus, les lieux de stockage doivent impérativement si situer à l’écart de cultures classiques. Aucune contamination avec une culture classique ne doit être possible.
Pour l’élevage, il est impératif de nourrir les bêtes par des «végétaux Bio», cultivés par l’exploitation elle-même. Il faut aussi disposer de bâtiments aux normes qui visent à de bonne condition d’élevage du cheptel. Il est aussi imposé des règles sur d’administration de médicaments allopathiques de synthèse.
Le label demande donc beaucoup de contraintes, il informe le consommateur sans ambiguïté, le produit répond à un cahier très charge très précis. Il contient donc 95% d’ingrédients biologiques au minimum. Garantir un produit sans OGM, pesticides, répond très certainement à des interrogations et inquiétudes.
Après les scandales sanitaires, de la vache folle, du poulet à la dioxine, les craintes sur les OGM, les pesticides, le consommateur se tourne vers des produits plus “naturels”. On ne peut pas dire pourtant que les produits Bio viennent d’arriver sur le marché. Leur commercialisation a débuté dans les années 70. Mais de n’est que très récemment que la grande distribution s’y intéresse réellement. Il va de soi que la mode du retour aux sources, l’intérêt des consommateurs pour les problèmes de l’environnement ont fait évoluer ce marché.
Cependant, les produits Bio coûtent plus chers. On peut compter 20% de plus sur les achats. L’agriculture raisonnée donne un rendement moins important. Un exemple une vache issue de l’agriculture classique produit jusque 10 000 litres de lait par an, alors qu’une vache élevée selon les normes Bio ne donne ”que” 4 500 litres de lait.
Il se peut que dans un avenir proche que la demande plus forte permette aux enseignes de pratiquer des prix corrects. D’ailleurs les petits pots pour bébé sont accessibles à presque tous les portefeuilles. La consommation de produits Bio ou pas reste le choix de chacun. Quelques hypermarchés ont déjà bien compris qu’en proposant des prix attractifs, le Bio peut répondre à la demande des consommateurs. La recherche de la provenance des produits devient le deuxième critère d’achat après le prix.
Acheter Bio et payer un peu plus cher actuellement peut permettre de voir renaître “une agriculture propre”. Faut-il encore avoir les possibilités aujourd’hui de dépenser plus pour une vision à long terme.
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